PAPILLON
Tel un papillon pris dans sa cage dorée,
Ou encore le phoenix, car il s'agit non seulement d'une transformation, mais d'une rennaissance
Et pourtant, bien que fort intérieurement, je doute
Je doute de moi, de mes capacités, de ma performance
Et bien que personne ne soit forcément en train de me regarder, je suis là à m'observer, me juger, me torturer
L'anxiété sociale, ou anxiété point, me fige là, dans le temps et l'espace
Incertain du futur, je navigue dans de vieilles eaux par peur de changer de bocal, ou de direction
Mes voiles sont ouvertes, mais je ne vole pas
Car j'ai cet ancre, ce fardeau, cette incohérence et confusion mentale, qui me hante quotidiennement
Mais de l'extérieur tout cela n'est perceptible.
''Tu parais super bien pourtant''', j'entend dire
C'est fou comme on peut se percevoir d'une façon complètement différente que celle de la personne en face de nous
Le derrière de la scène, les imperfections, on ne le voit pas
Mais intérieurement j'ai cet instinct de survie qui va et revient
Par peur, par manque de confiance
Je vous entends, je vous écoute
Mais c'est comme si je met faisais du mal moi-même en me mettant tous ces stickers
Tous ces post-it que je m'imagine avoir dans le front lorsque je rentre dans une pièce ou entame une conversation avec une personne que je ne connais pas
Et pourtant cette personne ne voit rien de tout ça, cette anxiété, ces pensées
Cela sera donc mon objectif pour les prochaines semaines:
Essayer de cesser du moins réduire de beaucoup l'auto-jugement
Mais surtout de TROP vouloir être prudent.
Exister n'est pas un ticket d'or qu'il faut gagner
Nous existons tous et respirons tous le même air
Et ma capacité à comprendre et être emphatique devrait ce transformer en un outil d'auto-compassion et non d'auto-destruction.
À mijoter.
Un jour à la fois.

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