ÉPURATION
J'ai tendance à accumuler les choses. Et j’aime ça.
Mais lorsque ton environnement est rempli de souvenirs, de rappels du passé, de douleurs, d’émotions fortes, cela devient lourd.
On ne change pas une fleur, on change son environnement.
On accumule, on accumule, on accumule… et un jour, le vase déborde.
Je suis parfois convaincu que j’ai la tête claire, alors que j’ai mille et une pensées qui me traversent la conscience.
Mais j’ai appris qu’il ne faut pas simplement « ranger » son bordel : il faut épurer, faire le ménage, puis ranger.
Et c’est généralement en faisant le contraire qu’on finit par accumuler.
Des choses parfois banales et inutiles qui nous procurent un léger réconfort, mais qui, au fond, nous ramènent toujours à la case départ.
J’ai décidé d’écrire cet article après une journée remplie de ménage et d’épuration, justement, et je peux vous dire que ça fait un bien FOU. Je vous le conseille fortement.
Cet exercice, on peut le faire avec tout : un simple nettoyage d’une commode, une boîte courriel trop pleine… On coche quelque chose sur notre to-do list, et on laisse place à de nouvelles tâches, activités, idées.
On ne change pas une fleur, on change l’environnement dans lequel elle fleurit.
Et c’est le même principe pour soi : parfois, il suffit d’un petit changement, d’une remise en question, d’une épuration, de faire la paix avec le passé, de lâcher prise sur notre attachement émotionnel à des objets… pour laisser place à de nouveaux changements positifs.
Un perdu, dix de retrouvés.
Descends du mauvais train, attends le prochain.
Tourne la page : l’histoire peut très bien se terminer.
Utilise la métaphore que tu veux, mais retiens ceci : le changement n’est pas une perte de soi, mais une ouverture à la floraison, à la résilience, à l’acceptation.
Nous gardons parfois tant de regrets du passé, de projets non accomplis, de blessures non guéries, de problèmes relationnels non résolus, que nous oublions de regarder vers l’avant.
Et il faut se rappeler que nos émotions ne nous définissent pas : ce sont nos actions et ce qui se passe concrètement qui façonnent notre réalité. Le travail est interne, oui, et notre bien-être mental est invisible.
Vivants dans une société où la validation de soi passe par les autres, nous cherchons l’approbation, nous cherchons notre valeur à travers leur regard… alors que le plus important, c’est notre opinion sur nous-mêmes, notre bienveillance envers nos sentiments, nos émotions, nos besoins.
Tel une fleur qui a besoin d’eau et de soleil pour s’épanouir : parfois, l’épuration laisse place à de nouvelles émotions, à de nouvelles histoires, et brise le cycle de revenir constamment en arrière.
Imagine que tu es une fleur : en prendrais-tu soin si elle manquait de soleil et d’eau ?
Le bien-être commence par soi. Ensuite vient l’environnement dans lequel on évolue.
Certaines fleurs ont besoin de soleil, d’autres d’ombre — et c’est correct.
Les deux seront de super belles fleurs, à leur façon.
Maintenant : épure, nettoie, exfolie, désinfecte… peu importe ce dont tu as besoin.
Et la beauté de la vie découlera, une journée à la fois.
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