JEUNE MOI


À toi, mon plus jeune moi…

Celui qui pensait qu’il devait être fort tout le temps,

celui qui croyait que la vie était un terrain de guerre,

et que pour survivre il fallait s’endurcir, serrer les dents,

et se battre même contre lui-même.

Je veux que tu m’écoutes, juste un instant.

Tu t’es tellement jugé.

Parfois tu t’es fait plus de mal que n’importe qui aurait pu t’en faire.

Tu t’es traité comme un ennemi, alors que tu aurais eu besoin d’un ami.

Oui, tu as été dur, parfois même sado envers toi,

comme si la souffrance était une preuve de valeur.

Mais tu ne savais pas encore…

Tu ne savais pas que la douceur est aussi une force.

Un jour, tu comprendras que personne ne te juge autant que toi-même.

Que personne ne porte sur tes épaules les poids que tu y mets toi-même.

Un jour, tu comprendras que tu as le droit d’être bien,

et que si tu te sens en paix à la maison,

alors tu es exactement là où tu dois être.

Parce que ton bien-être n’a jamais été une faute.

Parce que s’écouter n’a jamais été une faiblesse.

Tu as survécu à tant de choses.

Tu ne le réalises pas encore, mais tu es résilient.

Tu n’as jamais lâché, même quand tu avais toutes les raisons d’abandonner.

Tu as continué à marcher, même quand tes jambes tremblaient.

Tu as continué à aimer, même quand ton cœur était lourd.

Et c’est cette force tranquille,

cette lumière que tu n’as jamais vue en toi,

qui t’a amené jusqu’ici.

Laisse-moi te dire quelque chose que personne ne t’a dit assez tôt :

La vie n’a pas toujours besoin d’être compliquée.

Tu n’as pas à te battre contre tout.

Tu n’as pas à te battre contre toi.

La vie n’est pas qu’un champ de bataille…

quand tu laisses une place à l’amour.

L’amour que tu reçois, oui.

Mais surtout, surtout :

l’amour que tu t’autorises à te donner.

Un jour, tu vas apprendre à respirer autrement.

À marcher sans courir.

À vivre sans te punir.

À t’offrir de la douceur même les jours où tu ne te trouves pas à la hauteur.

Tu vas arrêter de croire que tu dois mériter ta place.

Parce qu’elle a toujours été à toi.

Alors écoute-moi, petit moi :

tu n’es pas seul.

Tu ne l’as jamais été.

Même dans tes batailles silencieuses,

même dans tes peurs,

même dans tes nuits trop longues…

j’étais déjà là,

dans ton futur,

à t’attendre avec patience,

à t’aimer pour deux,

jusqu’à ce que toi aussi, tu apprennes à t’aimer.

Et maintenant que je te retrouve,

je te promets une chose :

je ne me battrai plus contre toi.

Je marcherai avec toi.

Parce que tu es moi.

Et que je t’aime.


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